|
Les Loire Blancs
Montlouis Clos du Breuil et Vouvray Les Argiles, domaine Chidaine :
Valeur confirmée maintenant depuis quelques années, François Chidaine nous régale régulièrement de ses vins « nature » gorgés de fruits jaunes et de touches exotique. 2006 ne fait pas exception à la règle avec ces deux très belles bouteilles très plaisantes et immédiates.
Le Montlouis nerveux avec une très belle longueur, le Vouvray plus charnu, avec un très beau gras se prolongent tous deux pendant longtemps, avec une fraîcheur bienvenue et une acidité bien enrobée par la matière.
Vouvray sec Clos Naudin :
Les vins de Philippe Foreau sont marqués par un côté plus austère et minéral que ceux de François Chidaine.
Le Clos Naudin est à mettre sur table dès à présent car le 2006 est plus aimable « jeune » que certains millésimes précédents (tels les 2002 et 2005), grâce à une acidité un rien moins marquée.
Jasnière Calligramme domaine Bellivière :
Ceux qui ont eu l’occasion de déguster les vins d’Eric Nicolas lors de nos journées portes ouvertes, ont pu découvrir un vigneron talentueux et modeste qui travaille sur des terroirs moins connus comme les coteaux du Loir et les Jasnières. Ces terroirs situés les plus au nord de la Loire donnent des vins toujours très frais grâce à sa climatologie et à ses terres calcaires parsemées d’argile rouge. Les vins peuvent y être très secs (c’est le cas de celui-ci) et parfois demi-secs ou moelleux. Marqué par les agrumes et un côté floral (acacia), le calligramme 2006 est pur, long et précis. Une superbe bouteille.
Blanc Fumé de Didier Dagueneau :
Le « maître » a encore frappé… Si la presse parle toujours du Silex ou du Pur Sang, il ne faudrait surtout pas oublier le « petit frère » que voici, car si le terroir est un peu moins noble que les deux autres, Didier Dagueneau y apporte autant de soins …et toute sa maîtrise.
Il faudra un ou deux ans pour que les arômes se développent, mais la chair du vin, sa rectitude, sa précision et sa longueur se manifestent dès à présent. Avec un prix 40% moins cher que le Silex, c’est une occasion à ne pas manquer…
P.G. mai 2008
|